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Information indépendante. Chaque chiffre daté, chaque règle rattachée à son texte. Mise à jour : 10 septembre 2026
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Calculateur

À quel âge pourrez-vous partir à la retraite ?

Votre âge légal, la date à partir de laquelle vous y avez droit, le nombre de trimestres exigés et votre éligibilité possible à la carrière longue, d'après le calendrier applicable depuis le 1er septembre 2026.

À la fin de quelle année aviez-vous validé 5 trimestres ?

Additionnez tous les trimestres validés depuis votre premier emploi — apprentissage, stages rémunérés, emplois d'été compris — et choisissez la première de ces dates à laquelle le total était atteint. C'est le 31 décembre qui compte, pas le jour de votre anniversaire.

Votre situation

Les catégories active et super-active — soignants hospitaliers, police, pompiers, surveillance pénitentiaire et d'autres corps — relèvent d'âges d'ouverture des droits spécifiques que ce calculateur ne couvre pas.

Le calcul se fait entièrement dans votre navigateur. Votre date de naissance n'est envoyée nulle part, et rien n'est enregistré.

Ce que ce calcul dit, et ce qu'il ne dit pas

Deux chiffres sont certains parce qu'ils ne dépendent que de votre date de naissance : l'âge légal et le nombre de trimestres exigés pour le taux plein. Ils sont fixés par l'article 105 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 et repris par la circulaire Cnav 2026-07 du 5 mars 2026.

Un troisième dépend d'une condition que seul votre relevé de carrière peut confirmer : le départ anticipé pour carrière longue. Nous vous donnons l'âge auquel vous pourriez partir, et la condition exacte à remplir — jamais l'un sans l'autre.

Pourquoi les dates tombent toujours un 1er

Une retraite ne prend jamais effet en cours de mois. Le point de départ est fixé au 1er jour du mois qui suit celui où vous remplissez la condition d'âge — sauf si vous atteignez cet âge un 1er, auquel cas le départ peut intervenir ce jour-là. C'est pourquoi une personne née le 23 mai 1967, qui atteint 63 ans et 6 mois le 23 novembre 2030, ne part pas ce jour-là mais le 1er décembre 2030.

La condition de début de carrière, mot pour mot

C'est un point sur lequel on se trompe facilement, y compris de bonne foi. La règle n'est pas « avoir travaillé jeune ». Elle est :

Il faut avoir validé 5 trimestres avant la fin de l'année civile de votre 16e, 18e, 20e ou 21e anniversaire, selon la borne qui vous concerne.

4 trimestres suffisent si vous êtes né au dernier trimestre de l'année — octobre, novembre ou décembre.

Le régime agricole des non-salariés relève d'une règle distincte : si votre carrière y a débuté, ces 4 trimestres doivent être réunis au titre de ce régime. La circulaire renvoie à l'article D. 732-40 du code rural et de la pêche maritime et au deuxième alinéa de l'article D. 171-11-1 du code de la sécurité sociale, et invite à faire valider les années concernées auprès de la caisse de mutualité sociale agricole.

Deux précisions qui lèvent une confusion tenace :

  • La date limite est le 31 décembre de l'année de l'anniversaire, pas le jour de l'anniversaire. Si vous avez eu 20 ans le 3 février, vos trimestres comptent jusqu'au 31 décembre de cette même année — vous disposez donc de presque onze mois de plus qu'on ne le croit souvent.
  • Pour cette première condition, le texte parle de durée d'assurance, et non de trimestres cotisés : les périodes assimilées — maladie, chômage indemnisé, service national — y comptent aussi. C'est une confusion coûteuse, car elle écarte à tort des personnes qui remplissent la condition. L'exigence de trimestres cotisés n'intervient qu'au second étage, sur l'ensemble de la carrière.

À cette condition de début de carrière s'ajoute une seconde exigence. Il faut également réunir la durée d'assurance cotisée requise pour votre génération. Cette durée comprend les trimestres effectivement cotisés ainsi que certaines périodes réputées cotisées, dans les limites prévues par les textes. Elle correspond à celle exigée pour le taux plein. Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 : 170 trimestres pour la génération 1964 et pour les assurés nés entre janvier et mars 1965, 171 pour ceux nés d'avril à décembre 1965, et 172 à partir de 1966.

Les périodes réputées cotisées peuvent notamment comprendre, selon les limites applicables : service national, maladie ou incapacité temporaire, chômage indemnisé, maternité, invalidité, assurance vieillesse des parents au foyer ou des aidants, compte professionnel de prévention et autres périodes prévues par les textes. Pour les retraites carrière longue prenant effet à compter du 1er septembre 2026, jusqu'à deux trimestres de certaines majorations de durée d'assurance ou bonifications attribuées au titre des enfants peuvent également être réputés cotisés. Le détail des plafonds, période par période.

La retraite progressive

Deux décrets du 15 juillet 2025, nos 2025-680 et 2025-681, l'ont ouverte dès 60 ans à compter du 1er septembre 2025, quelle que soit l'année de naissance — auparavant, l'âge variait selon la génération. Il faut réunir 150 trimestres tous régimes de base confondus et exercer une activité salariée représentant entre 40 et 80 % d'un temps complet.

Pour un salarié, le passage au temps partiel nécessaire à la retraite progressive doit être demandé à l'employeur. À défaut de réponse écrite et motivée dans les deux mois, l'accord est réputé acquis. Un refus doit être justifié dans les conditions prévues par le code du travail.

La pension versée est le complément du temps travaillé : à 60 % d'activité, vous percevez 40 % de votre retraite. Vous continuez à cotiser pendant la retraite progressive, et ces cotisations sont prises en compte lors du calcul définitif de votre retraite.

Ce que le calcul ne peut pas savoir

Votre nombre de trimestres réellement acquis. Aucun calculateur ne le connaît : il ne figure que sur votre relevé de carrière, sur info-retraite.fr. C'est pourtant lui qui décide si vous partirez au taux plein à l'âge légal, ou plus tard avec une décote.

Pour les travailleurs indépendants, un point mérite une vigilance particulière : les trimestres sont validés en fonction du revenu déclaré. Une année à faible revenu peut n'en avoir validé aucun, alors même que l'activité a été continue.

L'âge du taux plein automatique n'a pas bougé

À 67 ans, vous bénéficiez du taux maximum de 50 % quelle que soit votre durée d'assurance : il n'y a donc plus de décote. Cet âge n'a été modifié ni par la réforme de 2023, ni par sa suspension.

Attention toutefois : taux plein ne signifie pas nécessairement pension complète. Si votre durée d'assurance au régime concerné est incomplète, une proratisation peut encore réduire le montant de la pension.

Et ensuite ?

Connaître sa date de départ n'est que la deuxième étape. Avant elle vient la vérification de la carrière ; après elle viennent l'estimation du montant, le contrôle de tous les régimes et le dépôt de la demande.

Le guide pour vérifier sa retraite, étape par étape

Information générale. Ce calculateur couvre les règles intégrées pour le régime général et les fonctionnaires sédentaires. Il ne couvre pas les catégories active et super-active, ni les autres situations bénéficiant d'âges d'ouverture spécifiques. Les professions ou régimes particuliers — régimes spéciaux, professions libérales — peuvent également relever de règles propres. Pour votre situation personnelle, adressez-vous à votre caisse ou consultez info-retraite.fr, qui affiche votre relevé réel.