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Faire ses papiers en ligne sans se tromper de site, et se faire accompagner gratuitement quand la démarche coince.
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RubriqueLa retraite et l'avancée en âge ne se résument pas aux pensions et aux droits sociaux. Démarches administratives, numérique, consommation, sécurité, mobilité, alimentation, organisation du quotidien : ce sont des questions très concrètes, et elles se posent chaque semaine. Cette rubrique rassemble ce qui facilite la vie courante — avec les liens vers les services officiels, et les pièges à connaître.
Le démarchage téléphonique commercial est désormais interdit sans votre accord préalable, dans tous les secteurs. Bloctel a été supprimé : il n'a plus d'objet. Ce qui change concrètement →
Faire ses papiers en ligne sans se tromper de site, et se faire accompagner gratuitement quand la démarche coince.
Lire l'article completLes réflexes qui protègent, le nouveau régime du démarchage téléphonique, et ce que dit la loi sur l'abus de faiblesse.
Lire l'article completAide ménagère, portage de repas, téléassistance : ce que votre caisse de retraite peut financer avant toute perte d'autonomie.
Lire l'article completTransport à la demande, aides locales, et le moment où une baisse de mobilité doit faire regarder le logement.
Lire l'article completDes recettes simples et de saison, et les repères nutritionnels officiels après 65 ans.
Voir la rubriqueRetraite, impôts, carte grise, changement d'adresse, santé, prestations sociales, demandes auprès de la commune : presque tout se fait désormais en ligne.
Partez du site officiel, pas d'un moteur de recherche. Les services publics français utilisent les adresses service-public.gouv.fr, impots.gouv.fr, ameli.fr, lassuranceretraite.fr, ou une adresse se terminant par .gouv.fr.
Avant de payer une démarche en ligne, vérifiez si elle est gratuite. Des sites privés se présentent comme des intermédiaires et facturent des formalités que l'administration réalise sans frais.
Lorsqu'une démarche est trop complexe ou que l'ordinateur devient un obstacle, un conseiller peut la faire avec vous. Sur son site officiel, le réseau France services annonce 2 800 maisons et 144 bus itinérants, « à moins de 20 minutes de chez vous » — et 3 000 structures labellisées à terme. Ces chiffres sont ceux publiés par france-services.gouv.fr.
Plusieurs administrations y sont réunies au même guichet : Caf, Assurance maladie, Assurance retraite, impôts, La Poste, France Travail, MSA, Urssaf et Point Justice. C'est le bon endroit quand plusieurs organismes se renvoient la balle.
Trouver la France services la plus proche
Internet simplifie beaucoup de choses, à condition de conserver quelques réflexes. Ils tiennent en trois phrases.
En cas de doute : raccrochez, et rappelez vous-même l'organisme au numéro figurant sur son site officiel, sur votre relevé ou au dos de votre carte. Utilisez des mots de passe différents pour les comptes qui comptent, et activez l'authentification renforcée lorsqu'elle est proposée.
Le portail public cybermalveillance.gouv.fr propose un diagnostic en ligne et oriente vers les démarches à faire quand le mal est fait.
La règle s'est inversée. Auparavant, le démarchage était autorisé et il fallait s'en protéger en s'inscrivant sur une liste. Depuis le 11 août 2026, il est interdit dans tous les secteurs sans votre consentement préalable : le professionnel doit avoir recueilli votre accord avant de composer votre numéro.
Le cadre vient de la loi no 2025-594 du 30 juin 2025 contre toutes les fraudes aux aides publiques, complétée par le décret no 2026-662 du 23 juillet 2026 sur les modalités de recueil du consentement.
Le service, devenu sans objet dans ce nouveau cadre, a été supprimé. Inutile de chercher à s'y inscrire ou à y renouveler une inscription : la protection est désormais générale. Si un site vous propose de vous inscrire sur une liste d'opposition, méfiez-vous : c'est un signal d'alerte à lui seul.
| Situation | Ce qui est autorisé |
|---|---|
| Sans votre consentement | Rien, dans tous les secteurs. Deux exceptions seulement : un appel portant sur un contrat en cours et la vente de journaux, périodiques et magazines. |
| Avec votre consentement | Du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h. Jamais le samedi, le dimanche ni les jours fériés. Et quatre appels au maximum sur trente jours. Un seul cas permet d'appeler hors de ces créneaux : un rendez-vous téléphonique que vous avez vous-même accepté à une date et une heure précises, le professionnel devant pouvoir le prouver (article L. 223-1). |
| Trois secteurs interdits, même avec votre consentement | La rénovation énergétique, l'adaptation des logements au handicap ou au vieillissement, et le compte personnel de formation. |
Personne n'a le droit de vous appeler à froid pour vous vendre l'adaptation de votre salle de bains ou des travaux d'isolation, même si vous avez donné votre accord quelque part : n'engagez pas la conversation. Deux situations seulement font exception, et elles viennent de vous — un chantier déjà en cours, ou une demande d'information que vous avez formulée, l'entreprise pouvant alors vous rappeler dans les cinq jours ouvrables (article R. 223-4, propre à ces secteurs). Les aides existent bel et bien — MaPrimeAdapt' et MaPrimeRénov' —, mais elles se demandent sur france-renov.gouv.fr, jamais au téléphone.
Un appel commercial non sollicité n'est donc plus une nuisance ordinaire : c'est une infraction. Si l'interlocuteur vous presse de signer, réclame des coordonnées bancaires ou exige une réponse immédiate, ne donnez aucune information.
Notre décryptage détaille le reste : ce qu'est un consentement valable, comment le retirer en une phrase, les sanctions encourues par le professionnel, et la marche à suivre pour signaler un abus.
Faux conseiller bancaire, faux service public, fausse livraison, SMS frauduleux, placement miracle, message d'un proche en difficulté, démarcheur à la porte : les formes changent, le ressort est toujours le même — vous faire agir avant d'avoir réfléchi.
Le contre-poison tient en une règle : ne jamais décider dans l'urgence. Ne cliquez pas sur un lien reçu à l'instant, ne dictez aucun code confidentiel, ne signez rien que vous n'avez pas eu le temps de lire — et dites-le sans vous justifier. Un professionnel honnête accepte que vous rappeliez demain.
Il consiste à profiter de la vulnérabilité ou de l'ignorance d'une personne pour lui faire souscrire un engagement qui lui est préjudiciable. Le code de la consommation vise expressément la visite à domicile, le démarchage téléphonique, les réunions ou excursions organisées par le professionnel, les foires et salons, les lieux non destinés à la vente, et les situations d'urgence.
Les peines : lorsque l'abus de faiblesse fait suite à un démarchage téléphonique, la DGCCRF annonce cinq ans d'emprisonnement et 500 000 € d'amende, l'amende pouvant être portée à 10 % du chiffre d'affaires moyen annuel — c'est le cas aggravé créé par la loi du 30 juin 2025. Dans les autres circonstances, la peine reste de trois ans et 375 000 € (article L. 132-14 du code de la consommation). Le contrat obtenu de cette façon peut être déclaré nul et de nul effet.
Pour signaler un problème rencontré avec un professionnel, la plateforme publique SignalConso transmet le signalement à l'entreprise et à la DGCCRF. Le signalement est utile même quand vous n'attendez rien pour vous-même : c'est ce qui déclenche les contrôles.
La mobilité tient l'autonomie et la vie sociale : quand elle diminue, tout le reste se rétracte. Selon les communes et les départements, il existe des transports à la demande, des services adaptés, des aides aux déplacements ou des tarifs réduits. Les caisses de retraite proposent également, selon les situations, des aides liées aux déplacements pour les retraités encore autonomes.
Une baisse de mobilité doit aussi conduire à regarder le logement lui-même : seuils, éclairage, salle de bains, escaliers. C'est souvent là que se joue la chute suivante.
L'aide carburant de 100 € se demande en ligne sur impots.gouv.fr, jusqu'au 30 septembre 2026 inclus. Il faut avoir déclaré un revenu d'activité en 2024, rester sous un plafond de revenus, et faire plus de 15 km par trajet domicile-travail ou plus de 8 000 km par an à titre professionnel.
Beaucoup de difficultés se compensent sans bouleverser l'organisation de la vie : aide ménagère, portage de repas, téléassistance, transport, petit équipement, accompagnement ponctuel.
Le prix repère de vente de gaz passe à 182,88 € TTC/MWh en octobre, soit environ 5,28 € TTC de plus sur la facture du mois pour les offres indexées. Les offres à prix fixe ne sont pas concernées : vérifiez la nature de votre contrat sur votre dernière facture.
Un décret du 11 septembre relève de 50 à 70 € les deux plafonds annuels qui limitent les retenues opérées sur vos remboursements : les franchises médicales et la participation forfaitaire. Cumulés, ils portent le reste à charge maximal de 100 à 140 € par an. Les montants unitaires ne changent pas, et aucune mutuelle n'a le droit de les rembourser.
Pour les retraités encore autonomes — ceux qui ne relèvent pas de l'APA —, les caisses de retraite financent des aides que peu de gens demandent : courses, ménage, téléassistance, aides techniques, adaptation du logement, déplacements. Elles prévoient aussi un accompagnement renforcé dans les moments de bascule : retour d'hospitalisation, décès du conjoint, déménagement, période de fragilité.
Trois interlocuteurs, dans cet ordre : votre caisse de retraite, le CCAS de votre commune, la mairie. Aucune de ces aides n'est attribuée d'office : il faut les demander.
Au-delà d'un certain seuil, c'est l'APA et le conseil départemental qui prennent le relais, avec un plan d'aide et une évaluation à domicile. Les conditions, les montants 2026 par GIR et le calcul du reste à charge sont détaillés dans la rubrique Autonomie.
Après 65 ans, l'appétit diminue souvent plus vite que les besoins. L'énergie nécessaire ne baisse que légèrement, et les besoins en protéines augmentent : l'ANSES fixe une référence de 1 g de protéines par kilo et par jour au-delà de 65 ans, contre 0,83 g pour un adulte plus jeune.
L'objectif n'est pas de transformer chaque repas en contrainte. Une alimentation variée, régulière, adaptée à l'appétit, aux pathologies éventuelles et aux traitements en cours vaut mieux qu'un régime improvisé.
Une perte de poids involontaire, une fonte musculaire, une baisse d'appétit installée, des difficultés à mâcher ou à avaler ne sont pas des conséquences normales de l'âge. Parlez-en à un professionnel de santé. Les critères de la Haute Autorité de santé et la conduite à tenir figurent dans notre rubrique Recettes, et le sujet rejoint celui de la prévention des chutes : le muscle se perd vite et se reconstruit lentement.
Notre rubrique culinaire est une sous-rubrique de Vie pratique. Elle réunit les catégories de recettes, les repères officiels applicables, ce que disent réellement l'ANSES et la HAS — et ce qu'elles ne disent pas, car il n'existe pas encore de repères alimentaires grand public spécifiques aux 65 ans et plus.
La ligne est simple : des plats de saison, faciles à préparer, économiques, et adaptables aux petites quantités comme aux repas de famille.
Activités de proximité, ateliers collectifs, associations, clubs, sorties culturelles : ce qui maintient l'habitude de sortir maintient aussi le reste. Les ateliers de prévention destinés aux seniors portent selon les cas sur l'activité physique, la mémoire, la nutrition, la prévention des chutes, le numérique, la mobilité ou la sécurité à domicile.
Le portail public Pour les personnes âgées tient deux annuaires : celui des ateliers de prévention, et celui des centres de prévention Agirc-Arrco.
Quand les secours ou un proche arrivent en urgence, ce sont toujours les mêmes informations qui manquent : qui prévenir, quel médecin, quels traitements, quelles allergies. Les réunir à l'avance en un seul endroit connu de la famille fait gagner un temps qui compte parfois beaucoup.
De quoi il s'agit : identité, personne à prévenir et son numéro, coordonnées du médecin traitant, traitements en cours, allergies connues, et l'emplacement des documents importants. L'objectif n'est pas de laisser des données sensibles à la vue de tous : une enveloppe rangée à un endroit convenu, et deux personnes qui savent où elle est, suffisent.
Une règle entendue à la radio, un message reçu par courriel, une phrase lue dans une salle d'attente : les informations sur la retraite et la santé circulent vite, et souvent sans leur date. Pour une démarche ou un droit, partez des sites officiels. Pour un sujet de santé, vérifiez l'origine de l'information — et ne prenez jamais une décision médicale à partir d'un contenu vu sur un réseau social.
Chaque semaine, nous reprenons une information qui circule et nous la confrontons aux textes officiels, en disant à chaque fois ce qui est vérifié, ce qui est périmé et ce qui est faux.
Chaque affirmation est rattachée à son texte : un décret, un arrêté, un article de code, une page d'un organisme officiel. Quand un texte est annoncé mais non publié, nous l'écrivons et nous conservons la règle en vigueur jusqu'à sa parution.
Chaque dimanche, une lettre reprend ce qui a changé dans la semaine : les textes parus, les dates qui approchent, les chiffres revalorisés. Elle est gratuite, et se désabonne en un clic.
Si un chiffre vous paraît faux ou une règle mal formulée, écrivez-nous : nous vérifions et nous corrigeons, en signalant la correction. Nous écrire.
Page vérifiée le 9 septembre 2026.