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Information indépendante. Chaque chiffre daté, chaque règle rattachée à son texte. Mise à jour : 8 septembre 2026
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L'assurance vieillesse des aidants : protéger sa retraite quand on aide un proche

Réduire son activité pour accompagner un parent ou un conjoint, c'est cotiser moins — et le constater vingt ans plus tard, sur sa pension. L'AVA existe pour éviter que ces mois-là deviennent un trou dans votre carrière. Encore faut-il vérifier qu'ils y figurent.

Sources : circulaire Cnav 2024-28, CNSA, Assurance retraite·Publié le 5 septembre 2026

À retenir

  • L'AVA existe depuis le 1er septembre 2023. Elle a remplacé l'assurance vieillesse du parent au foyer pour le public des aidants.
  • Elle permet une affiliation à l'assurance vieillesse sans cotisation personnelle de votre part.
  • Les bénéficiaires de l'AJPA et du congé de proche aidant font partie des situations visées.
  • Vérifiez ensuite que ces périodes apparaissent bien sur votre relevé de carrière.

1. Pourquoi ce dispositif existe

Passer à temps partiel ou interrompre son activité pour aider un proche fait baisser vos cotisations retraite, donc vos trimestres et votre salaire annuel moyen. La double peine est classique : on aide pendant dix ans, et on paie cette solidarité une seconde fois au moment de liquider sa pension.

L'assurance vieillesse des aidants, créée au 1er septembre 2023, répond précisément à cela. Elle a remplacé l'assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF) pour le public des aidants — l'AVPF continuant d'exister par ailleurs pour d'autres situations, comme le parent isolé bénéficiaire du complément familial.

2. Qui peut être affilié

La circulaire Cnav qui organise le dispositif vise notamment :

  • les bénéficiaires du congé de proche aidant mentionné à l'article L.3142-16 du code du travail ;
  • les bénéficiaires de l'allocation journalière du proche aidant mentionnée à l'article L.168-8 du code de la sécurité sociale ;
  • plusieurs catégories d'aidants d'enfants ou d'adultes en situation de handicap, selon les conditions légales.

Dans ces situations d'affiliation, les cotisations vieillesse sont prises en charge par les organismes débiteurs — la branche famille — et non par vous.

3. Carrière longue : la limite des quatre trimestres

C'est le point technique le plus utile de cette page, et le moins connu. Pour l'examen d'un départ anticipé pour carrière longue, la réglementation ne se contente pas de compter les trimestres validés : elle exige des trimestres cotisés. Or l'article L.351-1-1 du code de la sécurité sociale prévoit que les trimestres acquis au titre de l'AVA ou de l'AVPF sont réputés cotisés pour cet examen.

Quatre trimestres, tous dispositifs confondus

Cette assimilation est plafonnée à quatre trimestres sur l'ensemble de la carrière — et ce plafond est commun à l'AVPF et à l'AVA cumulées. Ce ne sont donc pas quatre trimestres au titre de l'AVA en plus d'éventuels trimestres AVPF déjà comptés. Une année d'aide, pas davantage.

Questions fréquentes

Dois-je payer des cotisations ?

Non. Dans les situations d'affiliation prévues, les cotisations vieillesse sont prises en charge par les organismes débiteurs selon les règles applicables.

Comment vérifier que les trimestres sont bien enregistrés ?

Consultez votre relevé de carrière sur le site de l'Assurance retraite ou sur info-retraite.fr. Si la période attendue n'apparaît pas, demandez une correction — sans attendre la liquidation, car les justificatifs se retrouvent d'autant plus difficilement que les années passent.