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Information indépendante. Chaque chiffre daté, chaque règle rattachée à son texte. Mise à jour : 30 septembre 2026
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Décryptage · Retraite

Retraite des parents : 24 ou 23 meilleures années depuis le 1er septembre 2026

La retraite de base se calcule sur la moyenne des 25 meilleures années. Un décret du 29 juillet 2026 ramène ce nombre à 24, ou à 23, pour les assurés qui détiennent certaines majorations liées aux enfants. La règle est plus étroite que ce que l'on en lit : elle vise des majorations précises, dans des régimes précis, et pour des pensions prenant effet à partir d'une date précise. Voici le texte, ligne à ligne.

Décryptage 9 min de lecture La rédaction de PortailRetraite — notre méthode

Publié le 15 septembre 2026·Mis à jour le 30 septembre 2026·Sources : Légifrance, Assurance retraite
Un grand-père et son petit-fils regardant une tablette ensemble

L'essentiel

24 ou 23 années

au lieu de 25 pour le revenu annuel moyen : 24 avec une majoration au titre d'un seul enfant, 23 à partir de deux. Pas de palier au-delà.

1er septembre 2026

Seules les pensions prenant effet à compter de cette date sont concernées. Une date d'effet antérieure n'est pas recalculée.

Pas réservé aux mères

Le texte vise le titulaire de la majoration, quel qu'il soit, et le nombre d'enfants au titre desquels elle est détenue.

Une mesure votée, pas encore appliquée

L'Assurance retraite l'a précisé depuis la parution de ce décryptage : « Le nouveau calcul n'est pas encore appliqué aux nouveaux retraités. » Son système d'information doit d'abord être adapté, ce qui interviendra « courant 2027, dès que les mises à jour informatiques seront déployées ».

Trois conséquences pratiques. Aucune démarche n'est à faire : l'organisme écrit « Vous n'avez rien à faire. » Les pensions liquidées dans l'intervalle le sont provisoirement sur 25 années. Et pour celles-là, « un recalcul sera effectué automatiquement et les sommes vous seront versées de manière rétroactive ».

Autrement dit : si votre date d'effet est postérieure au 1er septembre 2026, votre droit est acquis même si votre premier versement ne le reflète pas encore. Ce qui vous exclut, c'est une date d'effet antérieure — pas la date à laquelle votre dossier a été traité.

1. De quel texte parle-t-on ?

La mesure figure au décret n° 2026-699 du 29 juillet 2026 « prévoyant diverses mesures relatives aux pensions de retraite des parents », publié au Journal officiel n° 0177 du 31 juillet 2026, texte n° 16.

Son article 1er, 1° insère trois alinéas au I de l'article R. 173-3-2 du code de la sécurité sociale. C'est là, et nulle part ailleurs, que se trouve la règle des 24 et 23 années. Son article 6 en fixe la date d'application.

Le décret est entré en vigueur le 1er août 2026 — c'est la date à laquelle l'article R. 173-3-2 a changé de rédaction. Ses dispositions ne produisent pourtant d'effet que sur les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Les deux dates ne disent pas la même chose, et c'est la seconde qui vous concerne.

Deux décrets du même jour, deux mesures différentes

Le 29 juillet 2026, deux décrets ont été publiés côte à côte : le n° 2026-699 et le n° 2026-700. Ils sont régulièrement présentés comme un bloc, ce qui entretient la confusion.

Le 2026-699 porte sur le montant de la pension : c'est lui qui réduit à 24 ou 23 le nombre d'années retenues. Le 2026-700 porte sur la date de départ : il permet de retenir jusqu'à deux trimestres liés aux enfants comme réputés cotisés pour la carrière longue. Deux textes, deux effets, deux publics qui ne se recouvrent que partiellement. Notre article sur la seconde mesure lui est entièrement consacré.

2. Le mécanisme, et ce qu'il ne touche pas

La retraite de base ne se calcule pas sur le dernier salaire, mais sur une moyenne. Le principe, rappelé à l'article R. 173-3-2, est que cette moyenne porte sur vingt-cinq années : les vingt-cinq meilleures de la carrière, revalorisées.

Le décret ajoute une exception. Pour les assurés qui détiennent certaines majorations liées aux enfants, ce nombre d'années est réduit :

  • 24 années lorsque la majoration ou la bonification est détenue au titre d'un seul enfant ;
  • 23 années lorsqu'elle est détenue au titre d'au moins deux enfants.

Ce que dit le texte

Article R. 173-3-2 du code de la sécurité sociale, I, dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er août 2026 :

« Le nombre d'années retenu dans les régimes mentionnés à l'article L. 173-1-2 et le régime des personnes non salariées des professions agricoles pour déterminer le salaire moyen, le revenu moyen ou le nombre de points annuel moyen servant au calcul de la pension est égal à vingt-cinq.

Pour les bénéficiaires de majoration ou de bonification prévues aux articles L. 351-4, L. 351-4-1 et L. 351-5 ou mentionnées à l'article R. 351-2-1, à l'exception des bénéficiaires des bonifications mentionnées aux 1°, 11° et 12° de cet article, ce nombre d'années est réduit à :

1° Vingt-quatre lorsqu'ils bénéficient de majoration ou de bonification au titre d'un seul enfant ;

2° Vingt-trois lorsqu'ils bénéficient de majorations ou de bonifications au titre d'au moins deux enfants. »

Une lecture attentive de cette phrase règle à elle seule la plupart des questions qui circulent. Le critère n'est ni le nombre d'enfants élevés, ni le sexe du parent, ni le fait d'avoir interrompu sa carrière : c'est le fait de bénéficier d'une majoration ou d'une bonification figurant dans la liste, et au titre de combien d'enfants elle est détenue.

La mesure agit sur un seul des trois facteurs du calcul

La retraite annuelle de base résulte d'une multiplication : revenu annuel moyen × taux × coefficient de proratisation. Le décret ne touche qu'au premier facteur.

Il ne modifie ni votre nombre de trimestres, ni votre âge de départ, ni votre taux de liquidation, ni la décote. Une carrière incomplète le reste. Le détail de la formule figure dans notre dossier sur le montant de la retraite de base.

3. Qui en bénéficie : les majorations qui ouvrent le droit

Le texte renvoie à quatre références. Les voici en clair :

Les majorations et bonifications visées par l'article R. 173-3-2, I, deuxième alinéa. Source : Légifrance, code de la sécurité sociale.
Référence citée par le décretCe qu'elle recouvre
Article L. 351-4La majoration de durée d'assurance pour enfant : maternité, adoption, éducation
Article L. 351-4-1La majoration accordée au titre d'un enfant handicapé
Article L. 351-5La majoration liée au congé parental d'éducation
Article R. 351-2-1Les majorations et bonifications d'autres régimes retenues pour la durée d'assurance tous régimes — sauf celles de ses 1°, 11° et 12° (voir le point 7)

Deux conséquences méritent d'être posées clairement.

Ce n'est pas une mesure réservée aux mères. Le texte parle de « bénéficiaires », pas de mères. Un père qui détient tout ou partie des trimestres d'éducation d'un enfant, un parent ayant pris un congé parental, un parent d'enfant handicapé : tous entrent dans le champ dès lors qu'ils détiennent la majoration. La mesure est présentée dans le débat public comme une mesure en faveur des femmes, et elle en concerne effectivement davantage — parce que ce sont elles qui détiennent la plupart de ces majorations. Mais le critère juridique, lui, est la détention de la majoration.

C'est le nombre d'enfants ouvrant majoration qui compte, pas le nombre d'enfants. Une personne ayant eu trois enfants mais qui ne détiendrait de majoration qu'au titre d'un seul relèverait des 24 années, pas des 23. Et un parent qui ne détiendrait aucune des majorations listées resterait à 25 années, quel que soit le nombre de ses enfants. D'où l'importance de savoir ce que vos régimes ont réellement enregistré : c'est l'objet de notre dossier Enfants et retraite.

4. Dans quels régimes

L'article R. 173-3-2 vise « les régimes mentionnés à l'article L. 173-1-2 et le régime des personnes non salariées des professions agricoles ». L'article L. 173-1-2 désigne le régime général de sécurité sociale, le régime des salariés agricoles et le régime social des indépendants.

Le champ de la mesure est donc celui des régimes qui calculent la pension sur une moyenne de meilleures années — ou, pour les non-salariés agricoles, sur un nombre de points annuel moyen. Cela répond à une question qui revient souvent.

Même logique pour les professions libérales : la retraite de base de la CNAVPL se calcule en points et non sur un revenu annuel moyen de meilleures années. Notre page Retraite des indépendants explique cette différence de méthode.

Pourquoi la fonction publique n'apparaît pas dans cette règle

La pension du fonctionnaire titulaire ne se calcule pas sur des meilleures années : elle se calcule sur le dernier traitement indiciaire brut détenu pendant au moins six mois. Il n'y a donc pas de nombre d'années à réduire. Notre page Retraite des fonctionnaires détaille cette formule.

Cela ne signifie pas que le décret du 29 juillet 2026 ignore la fonction publique : il comporte six articles, dont plusieurs touchent d'autres régimes et d'autres mesures. Mais la règle des 24 ou 23 années, elle, ne s'applique pas au calcul de la pension du fonctionnaire titulaire.

Un fonctionnaire ayant aussi travaillé dans le privé relève en revanche du régime général pour cette partie-là de sa carrière : c'est le calcul de cette pension du régime général qui peut être concerné, sous réserve des exclusions du point 7.

5. Un exemple chiffré

Le mécanisme ne se comprend vraiment qu'en chiffres. Prenons une carrière volontairement simple : 23 années à 30 000 €, une année à 20 000 € et une année à 10 000 € — les deux années faibles correspondant, par exemple, à une activité interrompue ou réduite.

Le même parcours, selon le nombre d'années retenues

Calcul effectué sur la définition du revenu annuel moyen : somme des revenus des années retenues, divisée par leur nombre.

25 années (règle générale) Toutes les années, y compris 20 000 € et 10 000 € — total 720 000 € 28 800 €
24 années (un enfant) L'année à 10 000 € sort — total 710 000 € 29 583,33 €
23 années (au moins deux enfants) Les années à 10 000 € et 20 000 € sortent — total 690 000 € 30 000 €

Revenu annuel moyen. L'écart est de 783,33 € entre 25 et 24 années, et de 1 200 € entre 25 et 23 années. Exemple pédagogique construit sur la définition officielle du revenu annuel moyen. Ce n'est pas une estimation individuelle : seul votre relevé, sur info-retraite.fr, donne vos chiffres réels.

Le gain de pension n'est pas le gain de revenu annuel moyen

Le revenu annuel moyen n'est que le premier facteur du calcul. La pension s'obtient en le multipliant par le taux et par le coefficient de proratisation. Une hausse de 1 200 € du revenu annuel moyen, pour une carrière complète liquidée au taux maximum de 50 %, produit une hausse de pension de l'ordre de 600 € par an — et moins encore si le taux est réduit par une décote ou si la durée d'assurance est incomplète.

Retenez l'ordre de grandeur plutôt que le chiffre : la mesure améliore la moyenne, elle n'ajoute pas cette somme à votre pension.

Et si la carrière est régulière ?

Le gain peut alors être très faible, voire nul. Écarter une année ne relève la moyenne que si l'année écartée était inférieure à cette moyenne. Une carrière sans creux, ou une carrière de moins de 25 années où toutes les années sont déjà retenues, ne produit pas le même effet qu'une carrière interrompue.

C'est pourquoi nous ne reprenons ici aucune estimation de hausse moyenne de pension : une moyenne calculée sur des centaines de milliers de carrières ne dit rien de la vôtre.

6. La date d'effet, et elle seule

L'article 6 du décret énumère les dispositions qui « s'appliquent aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 », et le 1° de l'article 1er — celui qui porte la règle des 24 et 23 années — en fait partie.

Le critère n'est donc ni la date de dépôt de votre demande, ni votre date de naissance, ni la date de naissance de vos enfants : c'est la date d'effet de la pension, celle que vous inscrivez sur votre demande et qui figure sur la notification de votre caisse.

Aucune révision rétroactive

Une pension dont la date d'effet est antérieure au 1er septembre 2026 reste calculée sur 25 années. Elle n'est pas recalculée, il n'y a ni révision automatique, ni demande à formuler, ni rattrapage.

Pour une personne sur le point de déposer sa demande, la conséquence est lourde : quelques semaines d'écart sur la date d'effet peuvent modifier le montant de la pension pour toute sa durée. C'est exactement la même logique que pour le nouveau calendrier des âges de départ, entré en vigueur le même jour par un texte différent.

7. Les exclusions, noir sur blanc

Le texte écarte expressément les bénéficiaires des bonifications mentionnées aux 1°, 11° et 12° de l'article R. 351-2-1. Ces trois renvois ne sont pas anodins : ils désignent les bonifications pour enfants des trois grands régimes publics.

Les trois catégories de bonifications exclues du champ de la réduction. Source : Légifrance, article R. 351-2-1 du code de la sécurité sociale.
RenvoiBonifications concernées
1°Les bonifications des fonctionnaires de l'État, au titre des articles L. 12 b et b bis, L. 12 bis et L. 12 ter du code des pensions civiles et militaires de retraite
11°Celles des ouvriers des établissements industriels de l'État (décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004)
12°Celles des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers affiliés à la CNRACL (décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003)

La portée de cette exclusion demande d'être lue avec soin, car elle se prête à un contresens.

Elle ne dit pas que les fonctionnaires sont privés d'un avantage auquel ils auraient eu droit : comme on l'a vu au point 4, leur pension ne se calcule pas sur des meilleures années. Elle règle une situation de carrière mixte : celle d'une personne qui relève du régime général pour une partie de sa carrière et d'un régime public pour une autre. Pour le calcul de sa pension du régime général, une bonification pour enfants acquise dans l'un de ces trois régimes publics n'ouvre pas la réduction à 24 ou 23 années.

8. Trois confusions fréquentes

  1. « 23 années pour deux enfants, donc 22 pour trois. »

    Non. Le texte s'arrête à 23, à partir de deux enfants. Il n'existe pas de troisième palier.

  2. « C'est la mesure des deux trimestres pour la carrière longue. »

    Non : ce sont deux mesures distinctes, portées par deux décrets différents publiés le même jour. L'une agit sur le montant de la pension, l'autre sur la date à laquelle on peut partir. On peut relever de l'une sans relever de l'autre.

  3. « Ma pension va être recalculée automatiquement. »

    Non, si elle a pris effet avant le 1er septembre 2026. La règle ne vaut que pour l'avenir.

Ce que vous pouvez vérifier vous-même

Trois vérifications, dans cet ordre, valent mieux qu'une estimation :

  1. Vos enfants sont-ils connus de vos régimes ? Une majoration non enregistrée ne produit aucun effet. Le service « Déclarer mes enfants » d'Info Retraite sert exactement à cela.
  2. Quelles majorations détenez-vous, et au titre de combien d'enfants ? C'est ce chiffre — et non le nombre de vos enfants — qui décide entre 24 et 23. Notre dossier Enfants et retraite détaille chaque majoration.
  3. Quelle date d'effet allez-vous inscrire ? C'est la décision la plus lourde de conséquences de tout le dossier. Notre guide pour vérifier sa retraite reprend la démarche étape par étape, et son étape 4 porte sur l'estimation de la pension.

9. Ce que nous n'avons pas pu vérifier

Nous préférons signaler ce que nous ne savons pas plutôt que de le combler par une déduction plausible. Sur ce dossier, trois points restent ouverts à ce jour.

  • La démarche à accomplir, s'il y en a une. Le décret ne subordonne la réduction à aucune demande, et le calcul relève de la caisse à partir des droits qu'elle a enregistrés. Nous n'avons toutefois trouvé aucune instruction publiée précisant si la caisse applique la réduction d'office ou si l'assuré doit signaler sa situation. La vérification utile est en amont : assurez-vous que vos enfants et vos majorations figurent bien dans vos régimes, via le service « Déclarer mes enfants » puis « Ma carrière » sur info-retraite.fr.
  • L'articulation avec les années non retenues. Certaines années sont écartées du revenu annuel moyen par d'autres règles — notamment l'année au cours de laquelle la retraite prend effet, ou les années n'ayant pas permis de valider un trimestre. Nous n'avons pas trouvé de texte précisant l'ordre dans lequel ces exclusions et la réduction à 24 ou 23 années se combinent pour les carrières courtes.
  • Le cas des carrières de moins de 23 ou 24 années. Lorsque la carrière compte moins d'années que le nombre retenu, toutes les années sont déjà prises en compte et la réduction est sans objet. Cette lecture découle de la définition du revenu annuel moyen, mais nous n'avons pas trouvé de source officielle l'énonçant explicitement : nous ne l'écrivons donc pas comme une règle établie.

Questions fréquentes

01Combien d'enfants faut-il pour passer à 23 années ?

Ce n'est pas le nombre d'enfants qui décide, c'est le nombre d'enfants au titre desquels vous détenez une majoration ouvrant le droit. À partir de deux, le nombre d'années retenues est de 23 ; pour un seul, il est de 24. Il n'existe pas de palier au-delà : trois ou quatre enfants ne font pas descendre à 22. Et un enfant qui n'a jamais été déclaré à votre régime ne compte pas, quelle que soit votre situation familiale réelle. Quelle majoration détenez-vous ?

02Ma retraite est déjà liquidée. Vais-je être recalculé ?

Non, si votre retraite a pris effet avant le 1er septembre 2026. La règle ne vaut que pour les pensions prenant effet à compter de cette date, et le décret ne prévoit aucune révision rétroactive. En revanche, si votre retraite prend effet à compter du 1er septembre 2026 et que le nouveau calcul n'a pas encore été déployé, l'Assurance retraite indique qu'un recalcul sera effectué automatiquement, avec versement rétroactif : c'est l'objet de l'encadré en tête de page.

03Gagner une année de moins dans le calcul, cela fait quoi en euros ?

Cela dépend de l'écart entre vos meilleures années et la moins bonne de celles qui étaient retenues. Notre exemple chiffré le montre sur un cas complet. Le principe : en retirant l'année la plus faible du lot, la moyenne monte — mais le gain de pension n'est pas le gain de revenu annuel moyen, puisque la pension se calcule ensuite en appliquant le taux et le rapport de durée d'assurance. Une hausse du revenu annuel moyen ne se retrouve donc pas telle quelle sur la pension.

04Faut-il avoir quatre trimestres dans chaque année retenue ?

Non : la mesure porte sur le nombre d'années retenues pour la moyenne des salaires, pas sur les trimestres. Mais les deux compteurs se croisent : une année qui n'a pas permis de valider un trimestre est écartée du revenu annuel moyen par d'autres règles. Si votre relevé comporte des années incomplètes, cela vaut d'être compris avant d'estimer quoi que ce soit : comment se valide un trimestre.

05Suis-je concerné si je relève de la fonction publique ?

Non. Le revenu annuel moyen des meilleures années est une notion propre aux régimes alignés ; les pensions de la fonction publique se calculent sur le traitement des six derniers mois. La raison est détaillée plus haut, et notre dossier Retraite des fonctionnaires reprend le calcul applicable.

À lire aussi

Comment nous avons vérifié. La règle et son champ proviennent de la lecture directe, sur Légifrance, du décret n° 2026-699 du 29 juillet 2026 et des articles R. 173-3-2, R. 351-2-1 et L. 173-1-2 du code de la sécurité sociale dans leur rédaction en vigueur. La date d'application vient de l'article 6 du décret. L'exemple chiffré est calculé par nos soins à partir de la définition du revenu annuel moyen ; il illustre le mécanisme et ne vaut pas estimation individuelle. Cette page est une information générale et ne remplace pas l'étude de votre dossier par votre caisse de retraite. Informations vérifiées au 15 septembre 2026.

Sources